Fiscalité des revenus de placement

Alors que les déclarations de revenus vont débuter, revenons sur une des nouveautés de l'année 2018 : le PFU

La mise en place du prélèvement à la source n'y change rien : une déclaration de revenus doit bien être déposée cette année. Cette déclaration va permettre d'actualiser le taux du prélèvement à la source mais aussi d'imposer les revenus de placement, puisque l'impôt afférent à ces revenus ne sera pas neutralisé. A ce sujet, rappelons que l'année 2018 correspond à l'entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé "Flat tax". Il consiste en un taux forfaitaire de 12,8 % auquel s'ajoutent 17,20 % de prélèvements sociaux, soit une imposition globale au taux de 30 %. Sans démarche de votre part, c'est le taux d'imposition qui s'appliquera à la plupart de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières. Mais une option pour l'application du barème progressif de l'impôt reste toujours possible (option globale et annuelle). Une nouvelle case a d'ailleurs été prévue à cet effet sur la déclaration de revenus : la case 2OP.
Les PEA et les produits issus de versements en assurance-vie réalisés avant le 27 septembre 2017 ne sont pas concernés par le PFU : ils restent obligatoirement soumis au barème de l'impôt.
Quand est-il plus avantageux d'opter pour l'imposition au barème progressif ? Seule une option pour l'application du barème progressif permet de bénéficier d'un abattement de 40 % sur les dividendes, de la déduction des frais et des abattements pour durée de détention lors d'une cession de titres. Cette option permet également de déduire du revenu global 6,8 % de CSG qui a été supportée sur ces revenus. Hormis les contribuables non imposables qui auront toujours intérêt à opter pour le barème progressif de l'impôt, des simulations seront nécessaires afin de déterminer le mode d'imposition le plus intéressant. D'autant plus qu'il faut tenir compte d'une particularité liée au passage au prélèvement à la source : cette année les revenus exceptionnels ainsi que les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values mobilières sont imposés non pas au taux marginal mais au taux moyen d'imposition.